Catch Dust

29 avril 2012

Hearts a Mess

De Gotye
Like Drawing Blood (2006)

Pick apart
The pieces of your heart
And let me peer inside
Let me in
Where only your thoughts have been
Let me occupy your mind
As you do mine

Your heart’s a mess
You won’t admit to it
It makes no sense
But I’m desperate to connect
And you, you can’t live like this

You have lost
(Too much love)
To fear, doubt and distrust
(It’s not enough)
You just threw away the key
(To your heart)

You don’t get burned
(’Cause nothing gets through)
It makes it easier
(Easier on you)
But that much more difficult for me
To make you see

Love ain’t fair
So there you are
My love

Love ain’t safe
You won’t get hurt if you stay chaste
So you can wait
But I won't waste my love

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19 avril 2012

New-York (3/12)

Jour 3
Broadway Ave. / Impossible Project / Bookshop / Times Square


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Ce matin, il pleut. Beaucoup. L'air n'est pas froid mais le ciel arbore une couleur inquiétante qui n'envisage aucune amélioration pour la journée. On oublie donc Central Park et Coney Island aujourd'hui, c'est l'occasion parfaite pour faire quelques courses et partir à la recherche de plusieurs magasins que je tenait à voir. Qui plus est, l'Euro est à $1,36 ce matin, alors c'est un peu la teuf ! On quitte l'appartement, empruntant le sub' en direction du temple du shopping New-Yorkais : Lower Broadway Avenue. Plus ou moins au milieu de SoHo et Little Italy.

On descend à Canal Street et après avoir acheté un parapluie (n°1) et on attaque notre périple en remontant petit à petit l'avenue. Imaginez des rues bordées de part et d'autre de boutiques vendant des jeans, des pompes et des vêtements de marque à des prix dérisoires... Bref, de quoi se refaire une garde robe en un rien de temps pour une modique somme (ce que je me suis appliquée à réaliser !). Soyons honnête, la sensation que l'on éprouve devant la conversion des prix en euro est carrément exaltante à ce niveau ! Après ces quelques emplettes, on revient sur nos pas pour trouver un restaurant près de Chinatown.

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Ne me demandez pas comment on a volontairement fini là dedans (Liang Fan Dian), je ne trouve pas d'excuses réalistes. Alors évidemment, c'est dégeulasse, mais le prix est dingue $4.50 (soit quelque chose comme 3,30€) pour "5 Combinaisons & 1 Soup, from over 100 selections". Soit c'est gras, pas très appétissant et à peine nourissant mais je dois dire que j'en ai vu des bien pires dans le genre buffet chinois à Paris. Petit clin d'oeil à l'affiche "First Aid for Choking" qui est accroché au dessus de chaque table et nous accompagne tout au long du repas. Ca me fait irrémédiablement penser à mon tendre Chuck Palahniuk. On se remet tant bien que mal en route, le ventre lourd et les yeux pâteux... Mais je reprend vite du poil de la bête en prenant le chemin de l'un de ces (si ce n'est le plus) extra des magasins que je voulais voir !

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Impossible Project Space. Le lieu est super chouette, un espèce de loft situé au cinquième étage dans un immeuble sur Broadway. C'est à la fois un lieu d'exposition, l'occasion de rencontrer des connaisseurs passionnés et adorables, de baver devant les polaroids retapés, d'apprendre certains gestes et astuces techniques et de surtout faire le plein de peloches ! Un super moment, pleins de fun et de partage. Dommage que l'on est pas encore d'espace comme celui-ci à Paris ! J'y reviendrai plusieurs fois pendant le séjour.

On repart en direction du Nord, en suivant toujours Broadway. Je suis pas spécialement fan de l'ambiance de SoHo ni même de Broadway à ce niveau. Je préfère les petites rues plus chaleureuses ou les quartiers avec un caractère brut... Là c'est un poil trop animé et commerçant pour moi. On rachète un parapluie (n°2) après avoir paumé le précédent entre les divers essayages et on finit par arriver sur Houston Street, qui marque la séparation entre SoHo/Little Italy et Greenwich Village/NoHo. Et là, on passe un peu par hasard devant une époustouflante librairie, pour le coup pleine de charme !

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La Housing Works Bookstore Café. , Ici et pour les photos ci-dessus. Une superbe librairie qui propose des livres d'occasion dans un cadre unique, tout en bois et parquet avec une jolie mezanine. On peux s'y installer pour boire un café ou une bière tout en lisant les livres qui sont à disposition... J'en partirais avec un exemplaire souple et vieillit de Garfield que j'ai déniché au fond d'un rayon. Très chouette et en plus il y a toute une idée de partage et de bénévolat véhiculée par la librairie... Une fois la librairie quittée, le temps s'empire et on commence à fatiguer. La nuit est bientôt là, alors on décide de faire une dernière virée à Times Square avant de rentrer.

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Arrivés à Times Square sous un déluge. C'est un peu agressif, surtout avec la fatigue accumulée... On ne s'attarde pas trop, juste le temps de quelques clichés et on file chez Midtown Comics. Avec Forbiden Planet, j'ai un peu l'impression que ce sont les institutions en matière de Comics Bookshop ici. Une énorme librairie avec un choix impressionnant, tant en parution hebdomadaire que dans le fond. Je me perd dans les rayons, bave beaucoup et finit par repartir avec le tout nouveau Templesmith (qui devait être Choked à l'époque).

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Avant de rentrer, on décide quand même de manger un bout sur place... Et comme toujours quand on est dans le coin, c'est compliqué. On pense alors à aller à Sapporo (un restaurant japonais qui fait notamment des ramens, portant le même nom que celui se trouvant rue St-Anne à Paris). On ne sait pas où il se situe exactement mais au moment de rechercher l'adresse, on a la surprise de constater que nous sommes à moins d'un block du restaurant en question, super cool. On a pas envie de prendre de risque ce soir et on est ravis de pouvoir se rassasier presque "comme à la maison". Après ça, on rentre à Brooklyn pour une nuit bien méritée en espérant que le temps sera plus clément demain.

 

 

 

 Jour 4
Upper West Side / American Museum of Natural History / Bookshop / Burger


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Le séjour continue avec un réveil grisâtre, mais en moins pire qu'hier. Aujourd'hui on a le droit à une lumière un peu plus présente, plus puissante, qui s'efforce, avec beaucoup de volonté, à percer les (trop lourds) nuages... Le revers de la médaille s'appelle l'humidité, mais après on peux pas tout avoir non plus. Avant de partir, j'en profite pour prendre en photo notre rue à Brooklynn (ci-dessus), quartier assez chouette, entre le populaire et le branché cool, dont je parlerais plus tard. Avant de prendre la direction de l'Upper West Side, on prend la direction de Times Square pour un crochet-course.

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Times Square, on a beau se dire que c'est bon, on l'a déjà vu et revu... On finit toujours par y revenir, et pas parce qu'on a envie d'y être à nouveau. C'est horrible. Ce matin c'est le Information Center situé non loin qui nous attire, j'avais entendu dire qu'il était vraiment très bien et effectivement... Tablettes géantes qui détectent les mouvements, jolis installations hyper supra nouvelles générations (en imageS) mais au final rien que je ne savais pas déjà. Je prend quelques papiers pour la route tout de même (guide des spectacles etc.). On venait aussi dans le coin pour faire quelques magasins de musique (fermés la veille) et on finit par s'installer au Cyber Café avec un smoothie SUR-vitaminé en guise de petit-déjeuner, j'adore (la démesure, je vous dis !).

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On file ensuite dans l'Upper West Side. C'est le quartier longeant Central Park, côté Ouest (je précise, on sait jamais). On descend sur la 72nd St () juste devant le Dakota Building, un magnifique immeuble où John Lennon a vécu ses derniers jours et devant lequel il fut assassiné. On fait un petit tour dans le coin en longeant le parc avant de s'enfoncer dans les rues pour manger un bout. On finit à Tenzan, un japonais qui se la joue un peu luxe dans les décors et dans l'ambiance (assez déroutant pour ce type de restaurant). C'est plutôt pas mal mais les proportions sont encore une fois folle ! L'heure file alors on se dépêche d'avaler tout ça et on prend d'assaut un musée pour lequel j'entretiens beaucoup de fantasmes.

 

AMERICAN MUSEUM OF NATURAL HISTORY

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 Un grand, très grand, Musée. Beaucoup de choses à voir et à découvrir. Des animaux reproduits aux squelettes les plus incroyables et ce, aussi bien terrestres que marins, un angle sur toutes les civilisations, l'astronomie, l'évolution de la Terre et des espèces... A vrai dire, j'y allais surtout pour les dinosaures, mais j'ai été surprise par beaucoup d'autres pièces exposées. Je me souviens avoir du survoler beaucoup de choses tellement la densité était importante et pourtant j'en garde un souvenir émerveillé, d'enfant parcourant un monde empli d'imagination.

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"Le musée possède une collection de plus de 32 millions de pièces réparties dans les 45 salles d'expositions permanentes." Autant dire que c'était énorme. Ce que j'en retiens (et j'ai du oublier des choses depuis), c'est surtout les dinosaures - parce que c'était la première fois que j'en voyais, mine de rien !, l'ancêtre des équidés, les anciens ours et autres animaux tombés dans l'oubli à couper le souffle, la reconstitution grandeur nature de la baleine bleue, l'errance dans les étages à la recherche de spectaculaire, ...  

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 En prime, mon magnifique mug dont je suis totalement amoureuse.
Et mon ticket d'entrée qui m'a coûté un bras d'enfant.

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On quitte le Musée à la fermeture, vers 18h. On s'autorise alors une pause sur un banc juste devant l'aile du Musée que nous venons de quitter (nos jambes nous remercient). Dans un cadre très vert, on savoure la chaleur réconfortante des premiers rayons de soleil de notre journée... Puis on se remet en route, direction Astor Place.

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Astor Place se trouve à la frontière de l'East Village (8th St), non loin de là où on était la veille. Ce coin me plaît pas mal, plus intime et plus chaleureux, on a l'impression qu'on pourrait s'enfoncer dans les rues à l'infini et découvrir des petites enseignes, bars, restaurants camouflés aux yeux de tous, ... C'est vraiment l'idée du village dans la ville. Après, j'avoue  que je me sens pas super à l'aise avec le côté bobo/branché, qui me plaît déjà moins. Mais bon, on est pas venu là pour ça (puisqu'on reviendra) !

Stmarkbookshop

Et oui, encore une librairie (aïe pas mes doigts !). Cette fois c'est la St. Mark's Bookshop que j'ai beaucoup aimé ! (photos : ici, ici, et ). Déjà d'entrée de jeu l'ambiance industrielle/rétro-futuriste m'a tout de suite séduite, ensuite la sélection d'ouvrages mise en avant m'a scotché sur place dès l'entrée... Photo, art, design. Du coup, j'ai passé vingt minutes à regarder ces bouquins là avant d'explorer le reste du magasin, je suis incorrigible. La librairie est articulée de façon originale et on retrouve une ambiance plus feutrée mais toujours plus ou moins urbaine dans les rayons isolés. Bref, j'adore ! Une bonne "petite" librairie de quartier qui transpire l'âme.

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On quitte la librairie, faisons quelques courses dans une supérette à deux étages du coin et rentrons à la maison. Ce soir c'est repas au BBQ du corner (67 Burger), un orgasme multiple au goût de sweet potato fries (rien que d'y repenser, raaaaaah...), de milshakes et d'hamburgers plus que chouette. Et tout ça à deux minutes de l'appartement. Les Donuts viennent d'une chaîne dont j'ai oublié le nom, on les avait achetés sur le chemin entre le Subway et l'appart'. Pour la petite histoire, quand le mec a vu que nous étions français, il a commencé à tchatcher avec nous dans un français approximatif (il était natif d'un pays francophone d'Afrique), c'était fun et il était surpris de voir des français de Paris ici. Du coup il a décidé de nous doubler notre commande à l'oeil, d'où les donuts en double !

La journée se termine donc sur une bonne note et qui plus est, j'arrive un peu par hasard à être devant la télé pour la Season Premiere de No Ordinary Family, série que j'avais un peu suivi en pré-promo'... C'est bizarre d'être de l'autre côté pour une fois et d'avoir le show en direct - avec ses pubs hinhin. Dommage que la série fut sans intérêt :) 


67burger

29 mars 2012

King & Queen

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Au royaume, le trône du Roi est vacant. Le château est vide, il ne résonne plus de rires, plus de rien. Il s'est éteint avec sa disparition. La flamme qui jadis enflammait la salle du trône n'est plus que cendres, ou presque. La vie a quitté ses inébranlables murs alors que les rayons du soleil s'évanouissent dans l'ombre de l'attente.

Au travers des majestueuses fenêtres, le regard de la Reine se perd au loin. Ce royaume ressemble à sa vie, il est magnifique et intense. Mais il ne signifie plus rien sans son Roi. Sans son Roi à ses côtés. Sans sa majestueuse force, son incroyable beauté, sa façon de la faire rire, de la faire vivre, sa complicité, son attention... Il n'y a aucun mot qui pourrait décrire le manque que son absence a créé en elle. Il n'y a rien qu'elle espère plus que de le revoir franchir les portes de son château, que de le sentir à nouveau à ses côtés.

On a lancé des émissaires dans toute la contrée pour le retrouver, des espions parcourent les landes à la recherche du moindre indice, les chevaliers suprêmes se tiennent prêt à tout... A tout pour leur Roi ! Mais, et s'il ne revient pas ? Que deviendra le royaume sans son souverain unique ? Tout finira-t-il par être laissé à l'abandon ? Oublié au delà des ruines, oublié au delà de toute espérance ?

Et alors que le peuple espère le retour flamboyant du Roi, une missive traverse le ciel. Sur ordre de la Reine, d'admirables esprits vollants parcourent le royaume en délivrant ces mêmes mots, dans l'espoir que le Roi les entende.

Je ferais tout pour toi.
Tu dois me faire confiance.
Tu dois croire en nous.
Tu me manques, d'une façon incroyable.

Ta Reine.

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13 mars 2012

The Only Exception

De Paramore
Brand New Eyes (2009)

 You are the only exception.

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26 janvier 2012

New York (2/12)

Jour 2
Brooklyn / Dumbo


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Aujourd'hui, on quitte l'hôtel direction Brooklyn pour poser les valises. Mais avant ça, on s'offre une petite promenade matinale dans les blocs du coin. L'arrêt Coffee s'impose (faut pas déconner non plus, on est à NY ou pas ?) et même pas au Starbucks, ce qui en soit est un exploit. Une partie du quartier me plait assez bien tandis que l'autre est un peu trop distante à mon goût ! Je préfère le côté industriel, les quartiers un peu "off" de la ville, qui me parle beaucoup plus et dans lesquels je me sens bien (un léger avant-goût du West Side dont je suis tombée amoureuse).

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On récupère mes affaires laissées à l'hôtel et on se dirige donc vers Brooklyn. Le trajet en subway se fait vite car l'appartement n'est pas très loin (près de Fulton St et Lafayette Ave). J'ai d'ailleurs la suprise de passer sur le Manhattan Bridge... Prémices de la journée dans Dumbo. Il fait un peu plus gris qu'hier mais il ne pleut pas, ce qui me va très bien, j'aime beaucoup ce temps là.

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Le petit crochet accomplit, il est temps de partir explorer Dumbo. D'ailleurs, ça tombe bien car aujourd'hui c'est le Dumbo Art Festival et c'est un sacré hasard qui nous réjouit. Une raison de plus pour se ballader là-bas ! On remonte de quelques stations jusqu'à High St. et on grimpe sur sur le fameux Brooklyn Bridge pour une petite photo. On ne s'avance pas plus loin, on reviendra (pour beaucoup d'autres photos). Mais aujourd'hui, ça se passe en dessous et c'est bien plus intéressant !

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Premiers pas dans le quartier et je l'adope aussi sec. Quelques petites précisions, Dumbo est un acronyme signifiant "Down Under the Manhattan Bridge Overpass". C'est en fait le quartier qui se trouve entre les deux grands ponts reliant Manhattan et Brooklyn. C'est un coin qui s'éveille, légerement hype mais avec énormément de caractère. J'aime les couleurs, la façon dont tout s'articule autour des imposantes structures des ponts, l'ambiance indéscriptibe mi-branché mi-en friche. Il y a tout un tas de rues pavées, de coins abandonnés, de chouettes cafés, de galeries et ateliers d'artistes, il y a même une librairie très sympa (oui, ça compte !) et des vues énormes. Bref, tout un tas de choses à voir !

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(Pour ceux qui ont vu l'épisode 6 de Persons of Interest, yeah yeah yeah)

Je n'ai pas pris beaucoup de photos de cette déambulation, plus occupée à simplement en profiter. Surtout que c'est typiquement l'ambiance impossible à retranscrire... Avec le Festival d'Art, on a exploré les ateliers, les immeubles, les galeries, ... car tout était ouvert au public. C'était étrange de s'inviter chez les gens comme ça et en même temps ça avait un côté explorateur plus que sympa (dit la fille qui a réussi à se paumer dans un des batiments) ! J'ai eu un coup de coeur énorme pour un photographe (Luis FABINI) et nottament une de ses photos sur laquelle j'ai scotché pendant 10 bonnes minutes. J'étais dans mon ambiance McCarthy, faut dire. Il y avait aussi beaucoup d'activités dans les rues (musique, expositions, création artisanale, ...). On se ballade par la suite près de l'eau et j'en profite pour escalader quelques rochers avant d'assister à un spectacle de danse au beau milieu du Brooklyn Bridge Park, pile poil entre les deux ponts.

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Le Manhattan Bridge, au dessus
Photos quasiment prise du même endroit !
Le Brooklyn Bridge, en dessous

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On retourne dans les rues proches du parc pour manger un bout et on tombe sur une manifestation-concert-barbecue-danse-bruit, on sait pas trop en fait... J'ai l'impression qu'à chaques coins de rues non explorés nous attend quelque chose de surpenant. On finit par trouver un restaurant qui semble correct, j'y mange des lasagnes loin d'être exceptionnelles en étant servie comme pour trois... Ils ont un petit problème de ratios ici dis dont. La pluie tombe un peu dehors, mais tans pis parce que je compte bien aller goûter les glaces de la réputée Ice Cream Factory... Verdict, et bien moi ça me semble juste gras et énorme, mais bon hein hein !!

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Un peu crevés, on prolonge rapidement la ballade jusqu'au bout du Brooklyn Park, en profitant d'une jolie vue sur Manhattan et sur la baie. Il y a du monde mais moins de touristes que de résidents, normal pour un Dimanche j'imagine.

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On file ensuite au centre commerciale non loin de l'appart'. La bonne blague où comment mettre une heure à choisir un paquet de céréales (trois cent paquets différents, ça demande une étude approfondie je trouve), où comment ne pas savoir ce que veux dire exactement Fat Free et Law Fat sur les packs de lait, où comment avoir envie d'acheter tout les comestibles qui ne se trouve pas en France (= finir malade), où comment halluciner devant le rayon "médicaments" et se croire riche lors du passage en caisse... Pas très longtemps, mais quand même.

On finit la journée par un charmant diner dans un quartier assez aisé de Brooklyn (grande maison etc.), chez des amis d'amis. On passe une grande partie du repas à parler des clichés français/américains avant de rentrer dans un taxi qui nous donne tous la gerbe. Hourra !

 

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24 janvier 2012

New-York (1/12)

Un peu plus de deux semaines à New-York, entre Septembre et Octobre 2010. En regardant mes photos, j'en suis un peu nostalgique. Je n'en attendais rien, sinon un peu de démesure, à la place j'ai eu une palette d'impressions étonnantes. New-York a tellement de facettes qu'il est dur de la décrire, qu'il est dur de décrire ce qu'on a pu y ressentir. Sous son chaud soleil d'automne, je me suis sentie proche d'elle, à la fois un peu chez moi et un peu ailleurs.

Mes moments forts - Coney Island désert, Dumbo (de jour comme de nuit), les ballades dans West Side jonglant entre les entrepôts désaffectés, ShakeShack, Financial District sous un brillant soleil matinal, l'odeur de la mer, la pachardise d'un dimanche matin à Brooklyn, la Comic Con, le réservoir de Central Park, le store de l'Impossible Project, un tour en taxi, les écureuils, l'apparté à Beacon, ...

Les moins bons - La nourriture (mmpf), l'humidité ambiante quelque soit la température, la chaleur du métro, le shopping sur Broadway (ok, c'est bien et pas cher, mais qu'est-ce que c'est chiant !), les touristes parfois. 

J'ai découpé mes 15 jours de vacances et de découvertes en douze parties que je posterais ici, en suivant la chronologie de mon séjour. Cette première partie reprend les deux premiers jours du voyage, lorsque je dormais à l'hôtel tout près de Madison Square Park (à Brooklyn par la suite).


Jour 1
Paris/New-York

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Au départ de Paris, vendredi 24 septembre. Assise dans l'avion, je viens difficilement de passer les 2 heures d'enregistrement et autres petits plaisirs des longs-courriers... J'ai jamais vu autant de monde à l'embarquement, c'est peut-être du à l'A380 à bord duquel je viens de monter. Décollage prévu à 13h35 ! L'avion est énorme, je suis bien installée et je vais profiter pour la première fois de l'écran individuel. Je n'ai pas l'habitude de voler avec Air France, ça change !

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Le vol est plié en huit heures, deux repas, une sieste, un bouquin, une oreille en moins et plusieurs films. A l'approche de la ville, je remarque que ce nouveau continent est relié de ponts imposants, mais de nombreux nuages bas m'empêche d'en profiter d'avantage. Je passe la douane et l'interogatoire haut la main, je récupère mon (gros) sac et ... c'est parti !

Je suis choquée par la température quand je franchi les portes de l'aéroport, alors que le soleil est sur le point de se coucher, l'air est étouffant et il y a cette in descriptible humidité ambiante. C'est comme-ci on respirait à travers un linge. On finit par s'y faire, mais c'est une particulatité bien propre à l'endroit. C'est surtout le contraste avec la France qui est remarquable, quitter Paris fin Septembre pour arriver dans un climat digne d'un bel et (trop) chaud été... Etrange. Après avoir étudié l'air et ses effets sur mon corps, je retrouve mon ami qui étais déjà sur place et nous prenons la direction du Subway (aussi surnomé le four de l'enfer & le congélateur de la mort - seuls ceux qui l'ont pris en été savent).

Nous descendons à Union Square, il fait déjà nuit et je suis à ce moment là encore un peu absente. Je ne réalise pas encore, en fait. On marche un peu sur Park Avenue et je prends petit à petit conscience des buildings, des taxis jaunes et des panneaux exhubérants, du bruit, de l'air... Ok, pas de doute, je suis à New-York. Le séjour se fera dans un appartement loué à Brooklyn (et déjà envahi depuis un mois), mais je passe les deux premières nuits dans un hôtel en plein coeur de la ville. Après une petite marche, on arrive au Carlton Arms (sur la 25th street).

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L'hôtel que j'ai choisi est très particulier et c'est bien plus pour le fun des chambres et du style que pour le confort et la propreté des lieux. Les quatres couloirs ainsi que toutes les chambres et salles de bain de l'hôtel ont été paintes et décorées par des artistes, tous plus différents les uns que les autres. Chaque chambre est unique ! Lorsqu'on arrive sur place, le mec assez cool nous propose de visiter trois chambres disponibles et de choisir notre préférée. On choisit la 2D, en photo ci-dessus. L'hôtel est fun mais la chambre à un côté miteux, tache suspecte au sol, odeur de renfermé, lavabo et literie datés... Bref, on fait avec. On est là que deux nuits quoiqu'il en soit. Mention spéciale pour la salle de bain de l'étage qui est quand même exceptionnelle... Remplie de centaines de petits objets encastrés dans le mur, j'adore.

Je dépose mon sac et décide de partir faire un tour dehors. Il fait nuit et le jet-lag me colle au corps mais je trouve quand même la force de remonter jusqu'à Times Square qui m'offre un spectacle étourdissant. Du monde, de la lumière et même un flic à cheval pour avoir le tableau au complet. On mange un bout un peu par dépit dans un grand bistrot du coin (wraps et pastrami, ça ne restera pas dans les annales) qui diffuse trois programmes sportifs différents silmutanément sur trois écrans... Quand même. Une bonne nuit de sommeil et de recalage horaire m'attend avant de réellement ouvrir les yeux sur cette immense ville !!


 


Jour 2
Flatiron / Union Square / Ferry / Battery Park



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J'ouvre les yeux sur une belle journée ensoleillée. L'impression fois mille que c'est les vacances et que le monde se tient devant moi. L'hôtel se trouvant juste à côté du Madison Square Park, je me retrouve rapidement nez à nez avec le Flatiron, cet immeuble symbolique de la ville. Très impressionnant, je ne peux m'empêcher de penser à Will Eisner devant cet édifice, ça me fait sourire et ça commence bien ! On en profite pour faire une petite ballade au marché artisanale qui se tient aux abords du Square, mais c'est un peu trop bobo pour moi (je suis pas au bout de mes peines, je sais).

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On redescend ensuite plusieurs blocs pour se retrouver au niveau de Union Square. On découvre que Broadway est fermée aux voitures et qu'elle laisse place à un grand marché populaire, avec des odeurs de nouriturre en tout genre, des stands à touristes et des stands plus traditionnels. Par hasard, je me retrouve devant l'entrée de Forbidden Planet, un des comics shop que je voulais absolument voir ! Raah, c'est dur de résister à tous ces bouquins indé' qui ne sont pas sortis/traduits chez nous et assez hallucinant de voir la masse de la production hebdomadaire, beaucoup plus importante que ce que l'on importe ! Et le petit truc de fou que j'apprends dans le shop c'est que je serais encore là lors de la Comic Con !! Pas besoin d'y réfléchir à deux fois.

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On traine un peu dans le quartier et on en profite pour faire un arrêt dans un cyber-café et goûter aux joies du Smoothie vrai de vrai !! Je déguste également mon premier Bagel nature, chez Bob's. Après quelques emplettes, on finit par s'installer chez Gustorganics pour manger le bout du midi. Ca ne fait même pas une journée que je suis arrivée dans la ville mais je sais déjà que la nouriturre et moi, ici, on va pas être copine... Et pourtant, j'ai encore rien vu et je suis pas spécialement chiante pour ça ! Le repas est potable mais à Paris, pour ce type de prestation "bio blablabla", on aurait mangé dix fois mieux avec de vraies saveurs et non pas des produits frais fades (comment c'est possible ?!! c'est quoi leur secret pour que rien n'est de goût ?!).

Il est l'heure de jouer les touristes et d'emprunter le Ferry de Staten Island ! Un moyen de transport gratuit, emprunté en plus grand nombre par les New-Yorkais mais qui permet aux touristes de bénéficier d'une vue époustouflante sur Manhattan et les îles alentours (dont la statue). Pour se rendre au Ferry, nous avons traversé une partie du Financial District en bus. On rate l'embarquement (c'est un peu la cohue), alors on préfère attendre le suivant en "dégustant" un Bretzel au sucre.

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Après avoir croisé de nombreux bateaux, on arrive à Staten Island. Il n'y a plus qu'à de nouveau faire l'attente pour embarquer et se reboulotter le trajet dans l'autre sens ! C'est une traversée très agréable, mélant l'odeur de la mer et le vent chaud avec pour tout paysage cette vue qui nous semble si familière... Il n'y a pas grand monde sur le bâteau au retour, c'est calme et il fait beau.

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De retour sur la terre ferme de Manhattan, on en profite pour visiter Battery Park. Le bout de verdure sur la pointe sud de l'île, dans Financial District. Le soleil est sur son couchant, on déambule tranquilement au bord de l'eau, entre les vendeurs chinois, les mémoriaux et les écureuils.

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Dans le parc, se trouve également "The Sphere", une oeuvre qui se trouvait au centre du World Trade Center et qui a été retrouvé quasi-intacte après le 11 Septembre. Elle se tient à présent ici et une flamme brûle constamment à ses pieds.

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Que serait New-York sans ses petits êtres gambadant librement et sans la moindre gêne dans les parcs et les espaces verts de la ville ? J'avais été très surprise d'en voir un à Edimbourgh mais là, c'est carrément une horde qui déambule devant moi. Le côté charmant fonctionne tout de suite (public facile ayant des affinités particulières avec les animaux en question) et c'est un peu innédit, pour nous (moi) les français.

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La journée touche à sa fin. On divague sur la taille des voitures américaines avant de prendre le subway en direction de Madison Square Park et de son ultime Shake Shack ! Tout simplement le meilleur hamburger du monde. L'endroit est blindé (il y en a un sur Times Square aussi, sauf que l'endroit est beaucoup moins charmant) mais ça vaux le coup d'attendre son tour pour déguster ses délices. Même si j'ai découvert des succulentes frites de patates douces à Brooklynn, je pense qu'il n'y a rien qui a surpassé un bon Shake Shack dans mon coeur !!

Voilà pour les deux premiers jours sur le sol New-Yorkais. Le meilleur reste à venir !

02 novembre 2011

Revivre maintenant

PlopBasque

Vivre c'est exister dans une certaine conception du temps, mais se rappeller c'est se défaire de la notion de temps. Chaque souvenir, aussi lointain soit-il, a lieu "maintenant", au moment où il apparaît dans l'esprit. Plus on se souvient d'une chose, plus le cerveau a la possibilité d'affiner l'expérience originale, car un souvenir ne se visionne pas, il se recrée. [Asterios Polyp]

(Anglet. Pays Basque - Eté 2007)

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08 juillet 2011

En levant la tête, la terre tourne

Texas Star Party
Night Sky Time-Lapse Video (21.04.2009)



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07 juillet 2011

Flash n°3

Acteur
Ryan Gosling
(Parce que Stay et The United States of Leland)

Flash-acteur2

 

Lieu
Le Pays Basque

Flash-lieu

 

Musique
Mumford & Suns -
The Cave

Flash-musique

 

Lecture
Spin - Robert Charles Wilson
(Parce que je n'arrive plus à lire depuis que j'ai traversé ce livre)

Flash-spin

 

Internet
Eliascarpe. Blog BD.

Flash-blog

 

Souvenirs
New-York (Octobre 2010)

Flash-souvenirs2

Flash-souvenirs2b

Flash-souvenirs2c

Flash-souvenirs2d

 

World of Warcraft
Reprise de la saison d'arène. Chaud, chaud, chaud !

Flash-wow3

 

Series
Breaking Bad - Saison 4
(Parce que déjà culte à mes yeux, une perfection)

Flash-serie

 

06 juillet 2011

Polaroid #3

NY4-Sib

Coney Island, Brooklyn, New York
Octobre 2010

 

04 avril 2011

Iron

De Woodkid
EP (2011)

Parce qu'il y a des chansons comme ça, on les entend une fois, et on sait que voilà.


Deep in the ocean, dead and cast away
Where innocences burn in flames
A million mile from home, I’m walking ahead
I’m frozen to the bones, I am

A soldier on my own, I don’t know the way
I’m riding up the heights of shame
I’m waiting for the call, the hand on the chest
I’m ready for the fight, and fate

The sound of iron shocks is stuck in my head,
The thunder of the drums dictates
The rhythm of the falls, the number of deads
The rising of the horns, ahead

From the dawn of time to the end of days
I will have to run, away
I want to feel the pain and the bitter taste
Of the blood on my lips, again

This deadly burst of snow is burning my hands,
I’m frozen to the bones, I am
A million mile from home, I’m walking away
I can’t remind your eyes, your face

 

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03 février 2011

Ailleurs, un autre jour

tourne

Lorsque la Terre ne sera plus, elles se tiendront encore là... Juste devant nous.
Comme un triste élan de beauté.

(Champ d'Éoliennes. Allemagne - Novembre 2007)


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27 janvier 2011

Kaamelott

Compilations des répliques de Kadoc
(Livre I à V)



 Parce que la compote ça fait tousser,
Parce que ça vend du rêve,
Kaamelott l'incomparable
Dédicace nocturne


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11 janvier 2011

Poussière n°10

Danser au clair de lune, dans la steppe de l'oubli, soulevant son sable avec violence. Danser, telles les flammes d'un intense feu de joie qui consument leurs yeux. Tourner, danser, tourner, vivre, ivre de cet intense moment. Pour toujours. Puis finalement contempler le ciel étoilé s'embraser, et respirer. La poussière du désert retombe dans un souffle, comme une promesse silencieuse, comme une parole réconfortante. Un regard éternel.


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16 décembre 2010

Lost

De Noir Désir
Album Des visages des figures (2001)


Pourras-tu le faire
Pourras-tu le dire
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir

Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Égaré en chemin
Tu verras le pire

Pour trouver le sud
Sans perdre le Nord
Après les certitudes
Au-delà des bords

I'm lost but I'm not stranded yet


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29 novembre 2010

Fraser Island, Australia

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By Peter Essick
For National Geographic

Between sky and see,
Like dream and reality
Who cares about truth ?

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22 novembre 2010

Je vivais seul, dans les bois

De Henry David Thoreau
Premier chapitre de Walden ou La vie dans les bois (1854)

Ce récit évoque une expérience de vie pendant deux ans et deux mois dans une cabane en bois au bord de l'étang de Walden dans le Massachusetts. L'auteur est poète, philosophe et contestataire de la société de son époque.

foret

« Je partis dans les bois pour vivre sans me hâter.
Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie.

Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie.
Et ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n'aurai pas vécu. »


1. Citations

Songez, en outre, aux dames du pays qui font de la frivolité en attendant le jour suprême, afin de ne pas déceler un trop vif intérêt pour leur destin ! Comme si l'on pouvait tuer le temps sans insulter à l'éternité. (16)

L'âge n'est pas mieux qualifié, à peine l'est-il autant, pour donner des leçons, que la jeunesse, car il n'a pas pour autant profité qu'il a perdu. (18)

La nature est aussi bien adaptée à notre faiblesse qu'à notre force. L'anxiété et la tension continues de certains sont une à bien peu de choses près une forme incurable de maladie. [...] Confucius disait : "Savoir que nous savons ce que nous ne savons, et que nous ne savons pas ce que nous ne savons pas, en cela le vrai savoir." (21)

Les nécessités de la vie pour l'homme en ce climat peuvent, assez exactement, se répartir sous les différentes rubriques de Vivre, Couvert, Vêtement et Combustible; car il faut attendre que nous nous les soyons assurés pour aborder les vrais problèmes de la vie avec liberté et espoir de succès. (23)

Le luxe, en général, et beaucoup du soi-disant bien-être, non seulement ne sont pas indispensables, mais sont un obstacle positif à l'ascension de l'espèce humaine. (25)

En n'importe quelle saison, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, je me suis inquiété d'utiliser l'encoche du temps, et d'en ébrécher en outre mon bâton; de me tenir à la rencontre de deux éternités, le passé et l'avenir, laquelle n'est autre que le moment présent; de me tenir l'orteil sur cette ligne. (29)

Tout costume une fois ôté est pitoyable et grotesque. Ce n'est que l'œil sérieux qui en darde la vie sincère passée en lui, qui répriment le rire et consacrent le costume de n'importe qui. [...] Le tatouage n'est pas la hideuse coutume pour laquelle il passe. Il ne saurait être barbare du fait seul que l'impression est à fleur de peau et inaltérable. (43)

Si l'on affirme que la civilisation est un progrès réel dans la condition de l'homme - et je crois qu'elle l'est mais que les sages seulement utilisent leurs avantages, - il faut montrer qu'elle a produit de meilleures habitations sans les rendre plus coûteuses; or le coût d'une chose est le montant de ce que j'appellerai la vie requise en échange, immédiatement ou à la longue. (50)

Travaillerons-nous toujours à nous procurer davantage, et non parfois à nous contenter de moins ? (57)

La simplicité et la nudité mêmes de la vie de l'homme aux âges primitifs impliquent au moins cet avantage, qu'elles le laissaient n'être qu'un passant dans la nature. Une fois rétabli par la nourriture et le sommeil, il contemplait de nouveau son voyage. (59)

Cela intéresse nombre de gens de savoir, à propos des monuments de l'Ouest et de l'Est, qui les a bâtis. Pour ma part, j'aimerais savoir qui, en ce temps-là, ne les bâtit point - qui fut au-dessus de telles futilités. (90)

L'homme est un animal qui mieux qu'un autre peut s'adapter à tous les climats et toutes circonstances. (96)

Nul n'est si pauvre qu'il lui faille s'asseoir sur une citrouille. C'est manque d'énergie. Il y a dans les greniers de village abondance de ces chaises que j'aime le mieux, et qui ne coûtent que la peine de les enlever. Du mobilier ! Dieu merci, je suis capable de m'asseoir et de me tenir debout sans l'aide de tout un garde-meubles. (100)

Comme je préférais certaines choses à d'autres, et faisais particulièrement cas de ma liberté, comme je pouvais vivre à la dure tout en me trouvant fort bien, je n'avais nul désir pour le moment de passer mon temps à gagner de riches tapis plus qu'autres beaux meubles, cuisine délicate ni maison de style grec ou gothique. (107)

Lorsque Phaéton, désireux de prouver sa céleste origine par sa bienfaisance, eut à lui le char du soleil un seul jour, et s'écarta du sentier battu, il brûla plusieurs groupes de maisons dans les rues basses du ciel, roussit la surface de la terre, dessécha toutes les sources, et fil le grand désert du Sahara, tant qu'enfin, d'un coup de foudre, Jupiter le précipita tête baissée sur notre monde, pour le soleil en deuil de sa mort cesser toute une année de briller. (112)

Il en est mille pour massacrer les branches du mal contre un qui frappe à la racine, et il se peut que celui qui consacre la plus large somme de temps et d'argent aux nécessiteux contribue le plus par sa manière de vivre à produire cette misère qu'il tâche en vain à soulager. (115)

Le philanthrope entoure trop souvent l'humanité du souvenir de ses chagrins de rebut comme d'une atmosphère, et appelle cela sympathie. C'est notre courage que nous devrions partager, non pas notre désespoir, c'est notre santé et notre aise, non pas notre malaise, et prendre garde à ce que celui-ci ne se répande par contagion. (117)

Si donc nous voulons en effet rétablir l'humanité suivant les moyens vraiment indiens, botaniques, magnétiques, ou naturels, commençons par être nous-mêmes aussi simples et aussi bien portants que la nature, dissipons les nuages suspendus sur nos propres fronts, et ramassons un peu de vie dans nos pores. Ne restez pas là à remplir le rôle d'inspecteur des pauvres, mais efforcez-vous de devenir une des gloires du monde. (119)


2. Petit mot

Dense à lire, la première partie du récit  de Thoreau est impressionnante. Son raisonnement et sa pensée sont d'une grande richesse.  Je n'ai pas représenté ici tout l'aspect concret de ce premier chapitre (nommé "Economie"), par exemple la liste du matériel dont il a eu besoin pour construire sa cabane, son rythme de vie et ses échanges, etc. Il y a derrière ses paroles une vraie démarche, une démonstration concrète et forte qui appuie le reste.

(Slovénie - Forêt de Kocevje. Photo - Baudouin de Menten)

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16 novembre 2010

Polaroid #2

NY3_Sib

Brooklyn, New York
Octobre 2010