New York (2/12)
Jour 2
Brooklyn / Dumbo
Aujourd'hui, on quitte l'hôtel direction Brooklyn pour poser les valises. Mais avant ça, on s'offre une petite promenade matinale dans les blocs du coin. L'arrêt Coffee s'impose (faut pas déconner non plus, on est à NY ou pas ?) et même pas au Starbucks, ce qui en soit est un exploit. Une partie du quartier me plait assez bien tandis que l'autre est un peu trop distante à mon goût ! Je préfère le côté industriel, les quartiers un peu "off" de la ville, qui me parle beaucoup plus et dans lesquels je me sens bien (un léger avant-goût du West Side dont je suis tombée amoureuse).




On récupère mes affaires laissées à l'hôtel et on se dirige donc vers Brooklyn. Le trajet en subway se fait vite car l'appartement n'est pas très loin (près de Fulton St et Lafayette Ave). J'ai d'ailleurs la suprise de passer sur le Manhattan Bridge... Prémices de la journée dans Dumbo. Il fait un peu plus gris qu'hier mais il ne pleut pas, ce qui me va très bien, j'aime beaucoup ce temps là.

Le petit crochet accomplit, il est temps de partir explorer Dumbo. D'ailleurs, ça tombe bien car aujourd'hui c'est le Dumbo Art Festival et c'est un sacré hasard qui nous réjouit. Une raison de plus pour se ballader là-bas ! On remonte de quelques stations jusqu'à High St. et on grimpe sur sur le fameux Brooklyn Bridge pour une petite photo. On ne s'avance pas plus loin, on reviendra (pour beaucoup d'autres photos). Mais aujourd'hui, ça se passe en dessous et c'est bien plus intéressant !

Premiers pas dans le quartier et je l'adope aussi sec. Quelques petites précisions, Dumbo est un acronyme signifiant "Down Under the Manhattan Bridge Overpass". C'est en fait le quartier qui se trouve entre les deux grands ponts reliant Manhattan et Brooklyn. C'est un coin qui s'éveille, légerement hype mais avec énormément de caractère. J'aime les couleurs, la façon dont tout s'articule autour des imposantes structures des ponts, l'ambiance indéscriptibe mi-branché mi-en friche. Il y a tout un tas de rues pavées, de coins abandonnés, de chouettes cafés, de galeries et ateliers d'artistes, il y a même une librairie très sympa (oui, ça compte !) et des vues énormes. Bref, tout un tas de choses à voir !


(Pour ceux qui ont vu l'épisode 6 de Persons of Interest, yeah yeah yeah)
Je n'ai pas pris beaucoup de photos de cette déambulation, plus occupée à simplement en profiter. Surtout que c'est typiquement l'ambiance impossible à retranscrire... Avec le Festival d'Art, on a exploré les ateliers, les immeubles, les galeries, ... car tout était ouvert au public. C'était étrange de s'inviter chez les gens comme ça et en même temps ça avait un côté explorateur plus que sympa (dit la fille qui a réussi à se paumer dans un des batiments) ! J'ai eu un coup de coeur énorme pour un photographe (Luis FABINI) et nottament une de ses photos sur laquelle j'ai scotché pendant 10 bonnes minutes. J'étais dans mon ambiance McCarthy, faut dire. Il y avait aussi beaucoup d'activités dans les rues (musique, expositions, création artisanale, ...). On se ballade par la suite près de l'eau et j'en profite pour escalader quelques rochers avant d'assister à un spectacle de danse au beau milieu du Brooklyn Bridge Park, pile poil entre les deux ponts.






Le Manhattan Bridge, au dessus
Photos quasiment prise du même endroit !
Le Brooklyn Bridge, en dessous

On retourne dans les rues proches du parc pour manger un bout et on tombe sur une manifestation-concert-barbecue-danse-bruit, on sait pas trop en fait... J'ai l'impression qu'à chaques coins de rues non explorés nous attend quelque chose de surpenant. On finit par trouver un restaurant qui semble correct, j'y mange des lasagnes loin d'être exceptionnelles en étant servie comme pour trois... Ils ont un petit problème de ratios ici dis dont. La pluie tombe un peu dehors, mais tans pis parce que je compte bien aller goûter les glaces de la réputée Ice Cream Factory... Verdict, et bien moi ça me semble juste gras et énorme, mais bon hein hein !!


Un peu crevés, on prolonge rapidement la ballade jusqu'au bout du Brooklyn Park, en profitant d'une jolie vue sur Manhattan et sur la baie. Il y a du monde mais moins de touristes que de résidents, normal pour un Dimanche j'imagine.


On file ensuite au centre commerciale non loin de l'appart'. La bonne blague où comment mettre une heure à choisir un paquet de céréales (trois cent paquets différents, ça demande une étude approfondie je trouve), où comment ne pas savoir ce que veux dire exactement Fat Free et Law Fat sur les packs de lait, où comment avoir envie d'acheter tout les comestibles qui ne se trouve pas en France (= finir malade), où comment halluciner devant le rayon "médicaments" et se croire riche lors du passage en caisse... Pas très longtemps, mais quand même.
On finit la journée par un charmant diner dans un quartier assez aisé de Brooklyn (grande maison etc.), chez des amis d'amis. On passe une grande partie du repas à parler des clichés français/américains avant de rentrer dans un taxi qui nous donne tous la gerbe. Hourra !
New-York (1/12)
Un peu plus de deux semaines à New-York, entre Septembre et Octobre 2010. En regardant mes photos, j'en suis un peu nostalgique. Je n'en attendais rien, sinon un peu de démesure, à la place j'ai eu une palette d'impressions étonnantes. New-York a tellement de facettes qu'il est dur de la décrire, qu'il est dur de décrire ce qu'on a pu y ressentir. Sous son chaud soleil d'automne, je me suis sentie proche d'elle, à la fois un peu chez moi et un peu ailleurs.
Mes moments forts - Coney Island désert, Dumbo (de jour comme de nuit), les ballades dans West Side jonglant entre les entrepôts désaffectés, ShakeShack, Financial District sous un brillant soleil matinal, l'odeur de la mer, la pachardise d'un dimanche matin à Brooklyn, la Comic Con, le réservoir de Central Park, le store de l'Impossible Project, un tour en taxi, les écureuils, l'apparté à Beacon, ...
Les moins bons - La nourriture (mmpf), l'humidité ambiante quelque soit la température, la chaleur du métro, le shopping sur Broadway (ok, c'est bien et pas cher, mais qu'est-ce que c'est chiant !), les touristes parfois.
J'ai découpé mes 15 jours de vacances et de découvertes en douze parties que je posterais ici, en suivant la chronologie de mon séjour. Cette première partie reprend les deux premiers jours du voyage, lorsque je dormais à l'hôtel tout près de Madison Square Park (à Brooklyn par la suite).
Jour 1
Paris/New-York
![P1337[01]_24-09-10](http://storage.canalblog.com/69/97/547644/72173578.jpg)
Au départ de Paris, vendredi 24 septembre. Assise dans l'avion, je viens difficilement de passer les 2 heures d'enregistrement et autres petits plaisirs des longs-courriers... J'ai jamais vu autant de monde à l'embarquement, c'est peut-être du à l'A380 à bord duquel je viens de monter. Décollage prévu à 13h35 ! L'avion est énorme, je suis bien installée et je vais profiter pour la première fois de l'écran individuel. Je n'ai pas l'habitude de voler avec Air France, ça change !
Le vol est plié en huit heures, deux repas, une sieste, un bouquin, une oreille en moins et plusieurs films. A l'approche de la ville, je remarque que ce nouveau continent est relié de ponts imposants, mais de nombreux nuages bas m'empêche d'en profiter d'avantage. Je passe la douane et l'interogatoire haut la main, je récupère mon (gros) sac et ... c'est parti !
Je suis choquée par la température quand je franchi les portes de l'aéroport, alors que le soleil est sur le point de se coucher, l'air est étouffant et il y a cette in descriptible humidité ambiante. C'est comme-ci on respirait à travers un linge. On finit par s'y faire, mais c'est une particulatité bien propre à l'endroit. C'est surtout le contraste avec la France qui est remarquable, quitter Paris fin Septembre pour arriver dans un climat digne d'un bel et (trop) chaud été... Etrange. Après avoir étudié l'air et ses effets sur mon corps, je retrouve mon ami qui étais déjà sur place et nous prenons la direction du Subway (aussi surnomé le four de l'enfer & le congélateur de la mort - seuls ceux qui l'ont pris en été savent).
Nous descendons à Union Square, il fait déjà nuit et je suis à ce moment là encore un peu absente. Je ne réalise pas encore, en fait. On marche un peu sur Park Avenue et je prends petit à petit conscience des buildings, des taxis jaunes et des panneaux exhubérants, du bruit, de l'air... Ok, pas de doute, je suis à New-York. Le séjour se fera dans un appartement loué à Brooklyn (et déjà envahi depuis un mois), mais je passe les deux premières nuits dans un hôtel en plein coeur de la ville. Après une petite marche, on arrive au Carlton Arms (sur la 25th street). 

L'hôtel que j'ai choisi est très particulier et c'est bien plus pour le fun des chambres et du style que pour le confort et la propreté des lieux. Les quatres couloirs ainsi que toutes les chambres et salles de bain de l'hôtel ont été paintes et décorées par des artistes, tous plus différents les uns que les autres. Chaque chambre est unique ! Lorsqu'on arrive sur place, le mec assez cool nous propose de visiter trois chambres disponibles et de choisir notre préférée. On choisit la 2D, en photo ci-dessus. L'hôtel est fun mais la chambre à un côté miteux, tache suspecte au sol, odeur de renfermé, lavabo et literie datés... Bref, on fait avec. On est là que deux nuits quoiqu'il en soit. Mention spéciale pour la salle de bain de l'étage qui est quand même exceptionnelle... Remplie de centaines de petits objets encastrés dans le mur, j'adore.
Je dépose mon sac et décide de partir faire un tour dehors. Il fait nuit et le jet-lag me colle au corps mais je trouve quand même la force de remonter jusqu'à Times Square qui m'offre un spectacle étourdissant. Du monde, de la lumière et même un flic à cheval pour avoir le tableau au complet. On mange un bout un peu par dépit dans un grand bistrot du coin (wraps et pastrami, ça ne restera pas dans les annales) qui diffuse trois programmes sportifs différents silmutanément sur trois écrans... Quand même. Une bonne nuit de sommeil et de recalage horaire m'attend avant de réellement ouvrir les yeux sur cette immense ville !!
Jour 2
Flatiron / Union Square / Ferry / Battery Park


J'ouvre les yeux sur une belle journée ensoleillée. L'impression fois mille que c'est les vacances et que le monde se tient devant moi. L'hôtel se trouvant juste à côté du Madison Square Park, je me retrouve rapidement nez à nez avec le Flatiron, cet immeuble symbolique de la ville. Très impressionnant, je ne peux m'empêcher de penser à Will Eisner devant cet édifice, ça me fait sourire et ça commence bien ! On en profite pour faire une petite ballade au marché artisanale qui se tient aux abords du Square, mais c'est un peu trop bobo pour moi (je suis pas au bout de mes peines, je sais).

On redescend ensuite plusieurs blocs pour se retrouver au niveau de Union Square. On découvre que Broadway est fermée aux voitures et qu'elle laisse place à un grand marché populaire, avec des odeurs de nouriturre en tout genre, des stands à touristes et des stands plus traditionnels. Par hasard, je me retrouve devant l'entrée de Forbidden Planet, un des comics shop que je voulais absolument voir ! Raah, c'est dur de résister à tous ces bouquins indé' qui ne sont pas sortis/traduits chez nous et assez hallucinant de voir la masse de la production hebdomadaire, beaucoup plus importante que ce que l'on importe ! Et le petit truc de fou que j'apprends dans le shop c'est que je serais encore là lors de la Comic Con !! Pas besoin d'y réfléchir à deux fois.

On traine un peu dans le quartier et on en profite pour faire un arrêt dans un cyber-café et goûter aux joies du Smoothie vrai de vrai !! Je déguste également mon premier Bagel nature, chez Bob's. Après quelques emplettes, on finit par s'installer chez Gustorganics pour manger le bout du midi. Ca ne fait même pas une journée que je suis arrivée dans la ville mais je sais déjà que la nouriturre et moi, ici, on va pas être copine... Et pourtant, j'ai encore rien vu et je suis pas spécialement chiante pour ça ! Le repas est potable mais à Paris, pour ce type de prestation "bio blablabla", on aurait mangé dix fois mieux avec de vraies saveurs et non pas des produits frais fades (comment c'est possible ?!! c'est quoi leur secret pour que rien n'est de goût ?!).
Il est l'heure de jouer les touristes et d'emprunter le Ferry de Staten Island ! Un moyen de transport gratuit, emprunté en plus grand nombre par les New-Yorkais mais qui permet aux touristes de bénéficier d'une vue époustouflante sur Manhattan et les îles alentours (dont la statue). Pour se rendre au Ferry, nous avons traversé une partie du Financial District en bus. On rate l'embarquement (c'est un peu la cohue), alors on préfère attendre le suivant en "dégustant" un Bretzel au sucre.






Après avoir croisé de nombreux bateaux, on arrive à Staten Island. Il n'y a plus qu'à de nouveau faire l'attente pour embarquer et se reboulotter le trajet dans l'autre sens ! C'est une traversée très agréable, mélant l'odeur de la mer et le vent chaud avec pour tout paysage cette vue qui nous semble si familière... Il n'y a pas grand monde sur le bâteau au retour, c'est calme et il fait beau.


De retour sur la terre ferme de Manhattan, on en profite pour visiter Battery Park. Le bout de verdure sur la pointe sud de l'île, dans Financial District. Le soleil est sur son couchant, on déambule tranquilement au bord de l'eau, entre les vendeurs chinois, les mémoriaux et les écureuils.




Dans le parc, se trouve également "The Sphere", une oeuvre qui se trouvait au centre du World Trade Center et qui a été retrouvé quasi-intacte après le 11 Septembre. Elle se tient à présent ici et une flamme brûle constamment à ses pieds.

Que serait New-York sans ses petits êtres gambadant librement et sans la moindre gêne dans les parcs et les espaces verts de la ville ? J'avais été très surprise d'en voir un à Edimbourgh mais là, c'est carrément une horde qui déambule devant moi. Le côté charmant fonctionne tout de suite (public facile ayant des affinités particulières avec les animaux en question) et c'est un peu innédit, pour nous (moi) les français.



La journée touche à sa fin. On divague sur la taille des voitures américaines avant de prendre le subway en direction de Madison Square Park et de son ultime Shake Shack ! Tout simplement le meilleur hamburger du monde. L'endroit est blindé (il y en a un sur Times Square aussi, sauf que l'endroit est beaucoup moins charmant) mais ça vaux le coup d'attendre son tour pour déguster ses délices. Même si j'ai découvert des succulentes frites de patates douces à Brooklynn, je pense qu'il n'y a rien qui a surpassé un bon Shake Shack dans mon coeur !!
Voilà pour les deux premiers jours sur le sol New-Yorkais. Le meilleur reste à venir !
Revivre maintenant
Vivre c'est exister dans une certaine conception du temps, mais se rappeller c'est se défaire de la notion de temps. Chaque souvenir, aussi lointain soit-il, a lieu "maintenant", au moment où il apparaît dans l'esprit. Plus on se souvient d'une chose, plus le cerveau a la possibilité d'affiner l'expérience originale, car un souvenir ne se visionne pas, il se recrée. [Asterios Polyp]
(Anglet. Pays Basque - Eté 2007)
En levant la tête, la terre tourne
Texas Star Party
Night Sky Time-Lapse Video (21.04.2009)
Flash n°3
Acteur
Ryan Gosling
(Parce que Stay et The United States of Leland)
Lieu
Le Pays Basque
Musique
Mumford & Suns -The Cave
Lecture
Spin - Robert Charles Wilson
(Parce que je n'arrive plus à lire depuis que j'ai traversé ce livre)
Internet
Eliascarpe. Blog BD.
Souvenirs
New-York (Octobre 2010)




World of Warcraft
Reprise de la saison d'arène. Chaud, chaud, chaud !
Series
Breaking Bad - Saison 4
(Parce que déjà culte à mes yeux, une perfection)
Polaroid #3
Coney Island, Brooklyn, New York
Octobre 2010
Iron
De Woodkid
EP (2011)
Parce qu'il y a des chansons comme ça, on les entend une fois, et on sait que voilà.
Deep in the ocean, dead and cast away
Where innocences burn in flames
A million mile from home, I’m walking ahead
I’m frozen to the bones, I am
A soldier on my own, I don’t know the way
I’m riding up the heights of shame
I’m waiting for the call, the hand on the chest
I’m ready for the fight, and fate
The sound of iron shocks is stuck in my head,
The thunder of the drums dictates
The rhythm of the falls, the number of deads
The rising of the horns, ahead
From the dawn of time to the end of days
I will have to run, away
I want to feel the pain and the bitter taste
Of the blood on my lips, again
This deadly burst of snow is burning my hands,
I’m frozen to the bones, I am
A million mile from home, I’m walking away
I can’t remind your eyes, your face
Ailleurs, un autre jour
Lorsque
la Terre ne sera plus, elles se tiendront encore là... Juste
devant nous.
Comme un triste élan de beauté.
(Champ d'Éoliennes.
Allemagne
- Novembre
2007)
Kaamelott
Compilations des répliques de Kadoc
(Livre I à V)
Parce que la compote ça fait tousser,
Parce que ça vend du rêve,
Kaamelott l'incomparable
Dédicace nocturne
Poussière n°10
Danser au clair de lune, dans la steppe de l'oubli, soulevant son sable
avec violence. Danser, telles les flammes d'un intense feu de joie qui
consument leurs yeux. Tourner, danser, tourner, vivre, ivre de cet
intense moment. Pour toujours. Puis finalement contempler le
ciel étoilé s'embraser, et respirer. La poussière du désert retombe dans
un souffle, comme une promesse silencieuse, comme une parole réconfortante. Un regard éternel.
Lost
De Noir Désir
Album Des visages des figures (2001)
Pourras-tu le faire
Pourras-tu le dire
Tu dois tout essayer
Tu dois devenir
Tu dois voir plus loin
Tu dois revenir
Égaré en chemin
Tu verras le pire
Pour trouver le sud
Sans perdre le Nord
Après les certitudes
Au-delà des bords
I'm lost but I'm not stranded yet
Fraser Island, Australia
By Peter Essick
For National
Geographic
Between sky and see,
Like dream and reality
Who cares about truth ?
Je vivais seul, dans les bois
De Henry David Thoreau
Premier chapitre de Walden ou La vie dans les bois (1854)
Ce récit évoque une expérience de vie pendant deux ans et deux mois dans une cabane en bois au bord de l'étang de Walden dans le Massachusetts. L'auteur est poète, philosophe et contestataire de la société de son époque.
« Je partis dans les bois pour vivre sans me hâter.
Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie.
Je voulais chasser tout ce qui dénaturait la vie.
Et ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n'aurai pas vécu. »
1. Citations
Songez, en outre, aux dames du pays qui font de la frivolité en attendant le jour suprême, afin de ne pas déceler un trop vif intérêt pour leur destin ! Comme si l'on pouvait tuer le temps sans insulter à l'éternité. (16)
L'âge n'est pas mieux qualifié, à peine l'est-il autant, pour donner des leçons, que la jeunesse, car il n'a pas pour autant profité qu'il a perdu. (18)
La nature est aussi bien adaptée à notre faiblesse qu'à notre force. L'anxiété et la tension continues de certains sont une à bien peu de choses près une forme incurable de maladie. [...] Confucius disait : "Savoir que nous savons ce que nous ne savons, et que nous ne savons pas ce que nous ne savons pas, en cela le vrai savoir." (21)
Les nécessités de la vie pour l'homme en ce climat peuvent, assez exactement, se répartir sous les différentes rubriques de Vivre, Couvert, Vêtement et Combustible; car il faut attendre que nous nous les soyons assurés pour aborder les vrais problèmes de la vie avec liberté et espoir de succès. (23)
Le luxe, en général, et beaucoup du soi-disant bien-être, non seulement ne sont pas indispensables, mais sont un obstacle positif à l'ascension de l'espèce humaine. (25)
En n'importe quelle saison, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, je me suis inquiété d'utiliser l'encoche du temps, et d'en ébrécher en outre mon bâton; de me tenir à la rencontre de deux éternités, le passé et l'avenir, laquelle n'est autre que le moment présent; de me tenir l'orteil sur cette ligne. (29)
Tout costume une fois ôté est pitoyable et grotesque. Ce n'est que l'œil sérieux qui en darde la vie sincère passée en lui, qui répriment le rire et consacrent le costume de n'importe qui. [...] Le tatouage n'est pas la hideuse coutume pour laquelle il passe. Il ne saurait être barbare du fait seul que l'impression est à fleur de peau et inaltérable. (43)
Si l'on affirme que la civilisation est un progrès réel dans la condition de l'homme - et je crois qu'elle l'est mais que les sages seulement utilisent leurs avantages, - il faut montrer qu'elle a produit de meilleures habitations sans les rendre plus coûteuses; or le coût d'une chose est le montant de ce que j'appellerai la vie requise en échange, immédiatement ou à la longue. (50)
Travaillerons-nous toujours à nous procurer davantage, et non parfois à nous contenter de moins ? (57)
La simplicité et la nudité mêmes de la vie de l'homme aux âges primitifs impliquent au moins cet avantage, qu'elles le laissaient n'être qu'un passant dans la nature. Une fois rétabli par la nourriture et le sommeil, il contemplait de nouveau son voyage. (59)
Cela intéresse nombre de gens de savoir, à propos des monuments de l'Ouest et de l'Est, qui les a bâtis. Pour ma part, j'aimerais savoir qui, en ce temps-là, ne les bâtit point - qui fut au-dessus de telles futilités. (90)
L'homme est un animal qui mieux qu'un autre peut s'adapter à tous les climats et toutes circonstances. (96)
Nul n'est si pauvre qu'il lui faille s'asseoir sur une citrouille. C'est manque d'énergie. Il y a dans les greniers de village abondance de ces chaises que j'aime le mieux, et qui ne coûtent que la peine de les enlever. Du mobilier ! Dieu merci, je suis capable de m'asseoir et de me tenir debout sans l'aide de tout un garde-meubles. (100)
Comme je préférais certaines choses à d'autres, et faisais particulièrement cas de ma liberté, comme je pouvais vivre à la dure tout en me trouvant fort bien, je n'avais nul désir pour le moment de passer mon temps à gagner de riches tapis plus qu'autres beaux meubles, cuisine délicate ni maison de style grec ou gothique. (107)
Lorsque Phaéton, désireux de prouver sa céleste origine par sa bienfaisance, eut à lui le char du soleil un seul jour, et s'écarta du sentier battu, il brûla plusieurs groupes de maisons dans les rues basses du ciel, roussit la surface de la terre, dessécha toutes les sources, et fil le grand désert du Sahara, tant qu'enfin, d'un coup de foudre, Jupiter le précipita tête baissée sur notre monde, pour le soleil en deuil de sa mort cesser toute une année de briller. (112)
Il en est mille pour massacrer les branches du mal contre un qui frappe à la racine, et il se peut que celui qui consacre la plus large somme de temps et d'argent aux nécessiteux contribue le plus par sa manière de vivre à produire cette misère qu'il tâche en vain à soulager. (115)
Le philanthrope entoure trop souvent l'humanité du souvenir de ses chagrins de rebut comme d'une atmosphère, et appelle cela sympathie. C'est notre courage que nous devrions partager, non pas notre désespoir, c'est notre santé et notre aise, non pas notre malaise, et prendre garde à ce que celui-ci ne se répande par contagion. (117)
Si donc nous voulons en effet rétablir l'humanité suivant les moyens vraiment indiens, botaniques, magnétiques, ou naturels, commençons par être nous-mêmes aussi simples et aussi bien portants que la nature, dissipons les nuages suspendus sur nos propres fronts, et ramassons un peu de vie dans nos pores. Ne restez pas là à remplir le rôle d'inspecteur des pauvres, mais efforcez-vous de devenir une des gloires du monde. (119)
2. Petit mot
Dense à lire, la première partie du récit de Thoreau est impressionnante. Son raisonnement et sa pensée sont d'une grande richesse. Je n'ai pas représenté ici tout l'aspect concret de ce premier chapitre (nommé "Economie"), par exemple la liste du matériel dont il a eu besoin pour construire sa cabane, son rythme de vie et ses échanges, etc. Il y a derrière ses paroles une vraie démarche, une démonstration concrète et forte qui appuie le reste.
(Slovénie - Forêt de Kocevje. Photo - Baudouin de Menten)
Polaroid #2

Brooklyn, New York
Octobre 2010
Polaroid #1
Brooklyn, New York
Octobre 2010
Mano Solo, musi-magi-cien
(Olympia. Paris - Novembre 2009) (Seb C)
Parce que Mano, quand on l'écoute on a plus mal
Son énergie, son envie, sa rage
Il partage tout.
Sa façon de nous botter le cul, de nous réveiller
Soigne les âmes, les fortifie
Il fait grandir.
La Révolution.
Avec Pas du gâteau
Album La Marmaille nue (1993)
Où vont les souvenirs ?
Dis, te souviens-tu ?
Ce souffle de liberté, l'odeur de la vie
Quand tout était encore possible
Quand rien ne comptait plus que le présent
Dis, le sens-tu encore ?
Ce temps suspendu où résonnait l'écho de nos rires
La terre qui volait sous le fracas de leurs sabots
Et nos yeux brillants de l'ivresse du jour
Dis, ça existe toujours ?
Où vont les souvenirs ?
(A cheval. Auvergne - Eté 2006)
Extrêmement fort et Incroyablement près
Du génie Jonathan Safran Foer.
Roman (2005)
J'ai eu la chance de découvrir ce livre il y a quelques mois... De découvrir ce monde d'imagination et de sensibilité, de me renverser à chaque page. Il a été rapidement admis qu'il faisait partie de mes meilleures lectures au monde. Sans hésiter. Une véritable révélation, façon grosse claque sur la joue.
Sa mise en page déjoue tout les tours classiques de l'écriture et remet un cause l'idée que vous avez d'un roman. Une merveille.
1. Résumé
Oskar Schell a neuf ans. Il est : inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles. Un an après la mort de son père dans les attentats du 11 septembre, Oskar trouve une clé. Persuadé qu'elle résoudra le mystère de la disparition de son père, il part à la recherche de la serrure qui lui correspond. Sa quête le mènera aux quatre coins de New York où il pénétrera les vies d'inconnus et découvrira l'histoire de sa famille. Dans le sillon de ce gamin surdoué, ultrasensible et d'une inventivité presque maladive, se dévoile une ville qui, un an après les attentats contre les Twin Towers, panse ses plaies et recèle bien des trésors. (Evene)
2. Citations
"Dans mon lit ce soir-là j'ai inventé un écoulement spécial qui serait sous tous les oreillers de New York et aboutirait au réservoir. Chaque fois que quelqu'un pleurerait en s'endormant, les larmes iraient toutes au même endroit, et le lendemain matin la météo pourrait annoncer si le niveau du Réservoir des Larmes avait monté ou baissé, on saurait si New York porte ou non des semelles de plomb." (59) Oskar
"Quoi qu'il en soit, le truc hallucinant, c'est que j'ai lu dans National Geographic qu'il a y a plus de gens vivants aujourd'hui qu'il n'en est mort dans toute l'histoire de l'humanité. Autrement dit, si tout le monde voulait jouer Hamlet en même temps, ce serait impossible, parce qu'il n'y a pas assez de crânes !" (17) Oskar
"Là est la tragédie de l'amour, on ne peux rien aimer plus qu'on aime ce qui nous manque." (295) Grand-Pa
"J'adorais avoir un papa plus intelligent que le New York Times et j'adorais, avec ma joue, sentir les poils de sa poitrine à travers son T-shirt, et qu'il ait toujours l'odeur de quand il se rasait, même à la fin de la journée. Avec lui, mon cerveau se tenait tranquille. Je n'avais pas besoin d'inventer quoi que ce soit." (31) Oskar
"Une autre bonne chose pourrait être d'apprendre à parler à mon anus quand je pète. Si je voulais être extrêmement tordant, je lui apprendrais à dire, « C'est pas moi !» chaque fois que je péterais d'une manière incroyablement ignoble." (13) Oskar
"La distance qui se logea entre moi et mon bonheur n'était pas le monde, ce n'étaient pas les bombes ni les bâtiments incendiés, c'était moi, ma pensée, le cancer de ne jamais lâcher prise, l'ignorance est-elle une bénédiction, je l'ignore, mais penser est si douloureux, et dis-moi, la pensée a-t-elle jamais fait quelque chose pour moi, m'a-t-elle une seule fois mené en un lieu splendide ? Je pense, je pense, et je pense encore, la pensée m'a éloigné du bonheur un million de fois, pas une seule fois elle ne m'y a mené." (38) Grand-Pa
"Ce secret était un trou au milieu de moi dans lequel tombait toutes les choses heureuses." (102) Oskar
"Vous qui êtes épidémiologiste, est-ce que vous saviez que soixante-dix pour cent de la poussière qui se dépose dans les maisons est composée en fait de matière épidermique humaine ?" (133) Oskar
"Quand j'étais petite, ma vie était une musique sans cesse plus forte. Tout m'émouvait. Un chien suivant un inconnu. Cela me donnait des sentiments en foule. Un calendrier ouvert au mauvais mois. J'aurais pu en pleurer. J'en pleurais. Quand la fumée sortant d'une cheminée disparaissait. Une bouteille renversée arrêtée au bord d'une table.
J'ai passé toute ma vie à apprendre comment ressentir moins.
Chaque jour je ressentais moins.
Est-ce cela vieillir ? Ou est-ce quelque chose de pire ?" (254) Grand-Ma
"A la bonne heure, parce qu'il n'y a pas de preuve irréfutable. Il n'y a rien qui pourrait convaincre quelqu'un qui ne veut pas être convaincu. Mais il y a une ribambelle d'indices qui fournissent à celui qui veut croire suffisamment d'éléments." (313) Papa
"Le temps passait comme l'adieu d'une main à la fenêtre d'un train qui s'éloigne et dans lequel j'aurai voulu être." (316) Grand-Ma
"J'ai pensé à toutes les choses que tous les gens se disent, et au fait que tous les gens vont mourir, que ce soit dans une milliseconde, dans des jours ou dans des mois, ou dans soixante-seize ans et demi, quand on vient de naître. Tout ce qui naît doit mourir, ce qui veut dire que nos vies sont comme des gratte-ciel. La fumée monte plus ou moins vite, mais ils sont tous en feu, et nous sommes tous pris au piège." (344) Oskar





















